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samedi 7 décembre 2024

Le Cri Philosophico-Artistique de Hab le hibou

  Le philosophe George Berkeley avait lancé son Cri philosophique en disant : " Esse est principe..." "Être c'est être perçu...", moi, pour mon compte, je suis entrain de lancer à travers ma peinture, un Cri Philosophico-Artistique assez similaire. Je dirais à mon tour : " Être c'est être Rencontrer" où si vous voulez "Esse est esse met." Si j' ai bien traduit en latin mon Cri. 

Pourquoi je dis ça ? 

Vous avez noté que c'est Le Cri Artistique de La Nouvelle Cuisine (Peinture), en même temps un Cri Philosophique. Pourquoi ?

D'abord le concept, il n' y a de concept que philosophique , de " La Rencontre" est un concept propre à moi, j'en revendique la paternité. Voir mon recueil intitulé " Le Déjà-Là et Le Pas-Encore". Vous pouvez le constater à cette adresse : https://rencontrehablehibou.blogspot.com/

Livre de Hab le hibou


Ensuite, être "Rencontrer", c'est être affecter. Ici, la question se pose à moi ; " Comment faire pour affecter celui qui voit mon tableau, pour qu'il devienne un Regardeur, à savoir pour que sa vision s 'affecte et devienne Un Regard, Une Rencontre? Comment faire pour que cette Rencontre, - à travers mon tableau - affecte le Regardeur et lui donne à penser ? Et comment faire pour que cette Rencontre soit Un Affect, au sens deleuzien du terme. 

Pour répondre à ces questions, j'essaie d'installer en premier, dans mon espace-signal de la toile, une tension de couleurs, escamotant la notion de fond et d'arrière-plan, pour y installer d'emblée, un Topos, un lieu propice à La Rencontre; à savoir y installer Le Topochrome. 


Le Topochrome, qui est à la fois Un Lieu et Une Couleur : Un Lieu-Couleur, où Une Couleur-Structure, qui à son tour, dans sa négation du fond et de l'arrière-plan, créé un sans fond, c'est-à-dire Un Vide-Narratif, propice à La Rencontre. 

À la rencontre de quoi ? À La Rencontre des Aplats-Bande, ces Raclures, car ma peinture ( Nouvelle Cuisine) ne se fait plus avec des touches couleurs de pinceaux, mais avec des spatules par Raclures couleurs. Ces Raclures d' Aplats-Bande se Rencontrent dans le Topochrome (Lieu de La Rencontre). Elles se Rencontrent également entre elles ; les Aplats-Bande horizontaux avec les Aplats-Bande Verticaux, pour faire surgir une forme: La Forme Ectoplastique. 

La Forme Ectoplastique elle, est une silhouette, c'est-à-dire, une silhouette indéfini, fantomatique, ectoplasmique, de couleurs, sans ligne de contour, qui flotte dans Le Topochrome. Elle est Une Couleur-Forme. Cette Forme Ectoplastique est un Cri, en perpétuel devenir. Un Cri gestuel de la main libérée du dictat de l'oeil ( Voir Gilles Deleuze). Cette Forme Ectoplastique où Couleur-Forme supprime à son tour toutes figurations de la Figure,  dans autre vide; celui du Vide-Figural.

Ainsi, La Rencontre de La Couleur-Structure avec son Vide-Narratif  ( Le Topochrome) et de La Couleur-Forme avec son Vide-Figural ( Forme Ectoplastique), dégagent par et dans le diagramme du Brouillage Figural  un nouveau Percept, Le Percept du Corps Humain, à savoir Une Présence. La Présence qu'il y a un Monde ( Paul Audi) , qu'il y a un corps, etc. 

Et comme Le Percept est une conscience. Conscience de Soi, de L' Autre et du Monde. C'est par Le Percept, capturant les forces invisibles, devenus visibles par le Brouillage Figural, que le Regardeur prends conscience du nouveau Percept de Soi , du Corps de l'autre, et du Monde. Être c'est être perçu, oui, mais Être, c'est aussi être Rencontrer. 

Esse est esse met. 

Fait à Berrouaghia, le 07 décembre 2024. 

Signé : Hab le hibou 














dimanche 1 décembre 2024

Peinture : La Nouvelle Cuisine textes choisis par Hab

 Premier texte :

Le Percept chez Gilles Deleuze est créer par l'artiste, alors que le philosophe, lui crée du Concept et non du percept. L'artiste crée ainsi soit du percept, soit de l'affect, surtout pour les musiciens, par exemple, ou les deux à la fois. Celà marche par trois , affect, percept, et concept, c'est trois cris, de trois sources différentes. Tandis que le philosophe, lui cri par le concept, l'artiste cri soit par l'affect, soit par le percept celui-ci concerne surtout l'artiste peintre.

Le Percept est lui-même un concept, un concept de quoi? Un concept de Présence. Présence de quoi? Présence de La Chose en Elle-même. C'est pour cela que le tableau ne raconte rien et ne figure rien ( « Un tableau n'à rien à figurer, un tableau n'à rien à raconter» nous dit Gilles Deleuze dans son cours sur la peinture.)

Le terme Percept, vient de perception, percevoir... du latin percipere , percevoir quoi ? Percevoir qui ? Au sens de percevoir un stimulus externe, une excitation couleur/lumière... Percevoir le monde, percevoir l'autre. C'est la perception comme Rencontre, autrement dit, comme état de conscience de soi, de l'autre et du monde, de l'autre comme monde. " L'artiste peintre, fait qu'on peignant, c'est-à-dire en luttant contre L'Ombre, contre le cliché, contre la catastrophe, fait surgir un percept, un percept de présence. Il crée par la couleur/lumière, par la ligne/forme une RENCONTRE qui nous affecte et nous donne à penser, ( nous regardeurs de tableaux). Elle nous fait prendre conscience par la vue, par le voir du percept de l'artiste, par la projection de ses interrogations sur l'autre, sur le monde, par la projection de ses questionnements sur la toile, cet espace-signal, elle nous fait prendre conscience de Nous-mêmes, de L'Autre et du Monde. Le percept de cette présence sur le tableau nous rend aussi le monde, l'autre, ... etc, moins étranges, moins étrangers, moins étrangeté. Ils deviennent plus familiers, plus proches, moins hostiles, moins dangereux. Par le Percept de la Présence l'artiste dompte pour nous l'hostilité des forces du monde, son étrang(er)eté, sa monstruosité, son Impensabilité. Tout d'un coup le monde, l'autre nous deviennent familiers, ordonnés, proches, prévisibles. Le peintre est un exorciste des dangers du monde. Le peintre par le Percept de Présence de sa peinture, nous permet presque de saisir l'objet du danger, en tout cas de l'appréhender, de l'approcher le plus près possible. Le Percept de La Présence est un exorcisme au plus près du Danger de l'imprévisible qu'ait le Monde, et son double jeu de présence/absence. Enfin, je dirais pour conclure, a chaque fois qu' un artiste peintre, nous présente un percept de présence dans un tableau, il nous ouvre à un espace de conscience nouvelle."


 
Second texte:


Qu'est-ce qu'un tableau ? Un tableau a un rapport avec L ' Espace, avec L'Ouvert. Vous entrez dans une librairie et vous êtes attiré par un livre, soit par sa couverture, soit par son titre où les deux, Il faut du temps pour le découvrir, par contre, dès que vous entrez dans une galerie d'art, par exemple, où même chez quelqu'un qui a un tableau accroché sur son mur, vous êtes tout de suite saisit par quelques chose. C'est momentanée ! Vous êtes comme happé. C'est quoi ce quelques chose qui vous happe, qui vous saisisse ? ... Et bien c'est Une Présence.
Revenant, maintenant, un peu plus en arrière. Un tableau c'est avant tout un objet, Un objet étrange. Un tableau a une étrangeté ; l'étrangeté du réel. Il est dans l'apparition/disparition, comme une idée. Saisir une idée, saisir l'abstraction d'une idée, saisir de l'abstrait, voilà ce que la peinture moderne de notre temps, cherche à réaliser. Si la peinture est allée vers l'abstraction de nos jours, c'est pour saisir les idées abstraites. La peinture classique tentait plutôt de saisir le présent, le réel de la chose, de la personne, du paysage, d'où la reproduction fidèle, et sa tentative à reproduire le réel. C'était le problème, bien sûr de cette époque-là.
Mais aujourd'hui, notre problème c'est de tenter de saisir L'idée d'une couleur, d'une forme, à savoir d'une Présence , mais autrement. Pourquoi les hommes préhistoriques, par exemple, n'ont pas peint autres choses que des animaux et des mains ? Pourquoi ils n'ont pas peint des plantes, des végétaux par exemple? Pourquoi ils n'ont pas représentés des humains , ou très rarement ? Parce que ils pouvaient facilement les saisirent. Une plante est fixe, une personne est saisissable ; elle est là devant vous, ils pouvaient les saisir facilement. Par contre, ils ne pouvaient pas saisir les innombrables animaux qui peuplaient le monde en ce moment là. C'était ce problème-là qui était posé. Saisir le monde, le mettre à sa portée, le rendre accessible, le rendre proche, le plus proche, car le réel est insaisissable, étrange, monstrueux et impensable. Saisir le monde, sur une toile dans le tableau, pour le peintre, on ne peut le faire que par la touche, le touché, le tract dirait Deleuze, du pinceau, c'est-à-dire par le jeu de la main et de l'œil...

Un tableau est donc un objet ; un objet de saisissement de cette étrangeté, de cette monstruosité, et impensabilité. Un tableau est lui-même un objet étrange. Un objet étrange d'étrangeté. Le tableau porte également une image, une image muette, comme présence. " Un tableau se donne à voir " dit le philosophe Paul Audi. Il se donne comme image qui se dresse devant nous comme présence. Une image comme insistance, dirait quant à lui, Jean Christophe Bailly, une insistance qui se tait. Cette présence est La Présence. C'est pour cela que le tableau ne raconte rien et ne figure rien, selon le dire du philosophe Gilles Deleuze.

 Un tableau se donne à voir pour que La Présence qui se dresse devant nous, nous invite à franchir le seuil qui fait de notre vision brouillée, sans imagination, sans pensée, ... presque animal même, une vision intelligente ; Un Regard ! C'est-à-dire que lorsque nous nous tenions devant ce cadre de simple toile en lin, en bois où en coton, cet espace-signal comme dirait Gilles Deleuze, comme seuil, qui s'ouvrant devant nous nous invite à le franchir son espace vers l'altérité. "Le seuil est un temps laissé à l'espace de l' apparaitre" ( Apparition/Disparition) disait Jean Christophe Bailly. Ce silence de La Présence qui ne parle pas, parle, où va parler, par notre Regard. C'est là où le regardant devient le regardeur interrogateur. La Rencontre entre le spectateur voyant et La Présence, cette Rencontre l'affecte et lui donne à penser. Il devint, de simple spectateur voyant qu'il était juste à l'instant, un Régardeur regardant avec Un Regard interrogateur. Un Regard-Pensée. Le tableau fait ainsi de L'Œil un œil non plus simplement voyant, mais l'œil interrogateur, l'œil interrogeant. Il fait de lui un Œil-Pensant qui s'interroge sur le monde, qui pense par lui-même. L'Œil se libère ainsi en accédant à la pensée, à l'imagination, à la contemplation. Le tableau librere le regard; "Ce qui se libère en nous c'est précisément le regard" (Paul Audi). Le regardant regarde le tableau, qui à son tour le regarde regarder l'eveille en l'invitant à devenir regardeur interrogateur et franchir le seuil de cet espace pictural, à travers cette Présence, cette étrangeté étrange qui libère son imagination, sa pensée et sa contemplation. Toute la difficulté de la peinture c'est de faire tenir la structure de ce que j'appelle le Visible Figural, car ce n'est pas une figure,( un tableau n'a rien a figuer), dans le toile pour en faire un tableau. Un tableau où plutôt L'Être Tableau, en tant que tel, selon les conditions, les statuts telles que le peintre Velasquez, nous les avaient énoncés à travers son fameux tableau Les Ménines . Selon le philosophe Paul Audi Velasquez avait posé cette question : " Peindre oui, mais peindre comment si l'on veut faire un tableau ? " C'est la question moderne du statut du tableau en tant que Topos (lieu) de crise de la peinture aujourd'hui . Et quelle est la nature de cette crise de la peinture aujourd'hui? Pourquoi peindre aujourd'hui? Quelle est la nécessité de peindre de nos jours? Comment peindre à notre époque? Quels sont nos problèmes aujourd'hui? Aujourd'hui , il y a crise de L'Espace Euclidien, pace que , entre temps des espaces nouveaux sont apparus, sont venus au monde chaque jour devant nos yeux, que se soit par la technologie, l'astrophysique, l'astronomie , la génétique, la cybernétique, la nanotechnologie , l'informatique, etc... Or la peinture a avoir avec L'Espace. Ellr a un rapport directe avec l'espace, puisqu'elle crée et doit créer Le Percept d'Espace.


Troisième texte :


Le tableau est Une Rencontre. Une Rencontre d'abord entre l'artiste et sa toile vierge. L' artiste peint sa toile. Dans une première étape, il s'exprime a travers cette peinture. C'est L' Expression. Puis dans une seconde étape, il produit sa peinture comme tableau à voir. C'est La Production. Ensuite et c'est pas toujours le cas, s'il est à la hauteur, dans une troisième et dernière étape, il propose ce tableau, comme Rencontre. Comment? En créant une œuvre de Présence dans ce tableau. Si a travers sa peinture, il arrive a capter, capturer, comme dit Deleuze, les Forces, en créant La Présence du Percept. A ce moment là on peut parler de Création. C'est la Proposition du Percept.

Une fois le tableau achevé, il est proposé par l'artiste, à travers des galeristes, curateurs .à être exposé au public. C'est la Rencontre entre l'artiste et son public à travers son tableau. Le public composé de personnes qui ne sont pas à ce moment là encore des Regardeurs, mais de simples spectateurs, voyants les choses avec une vision simple, vont alors, à La Rencontre du tableau. Attention ! Si je parle ici, de vision simple, où simpliste du spectateur c'est pas pour le prendre pour un niais, non, mais juste pour mieux souligner le passage du " voir " au " regarder ".
Cette Rencontre se fait entre le public des voyants, qui sont de simples spectateurs et la toile peinte, de la main même de l'artiste. Au fur et à mesure que le public, voit le tableau et s'en imprégner dans cette Rencontre; cette Rencontre qui l'affecte, et lui donne à penser, le changement s'opère. Comment ? La Rencontre du public spectateur, cette fois-ci, se fait, non pas avec le tableau comme objet, mais avec le tableau comme Espace-Signal, proposé par l'artiste. Le tableau comme sujet portant une Présence.
Cette Rencontre affecte alors la simple Vision du spectateur, elle l'eveille au Regard. Comment ? L' Artiste à travers sa peinture, proposée dans cet Espace-Signal, le conduit a changer son point de vue, sa vue, sa vision simpliste, en Un Regard ; c'est-à-dire à prendre garde, à garder, a avoir plus d'égards au Faite de cette Présence proposée. Il l'invite À regarder non pas le visible du sujet peint mais l'invisible de sa Présence. La Présence des forces du Percept, qui montrent la chose non pas présente mais la présence de la chose même. C'est ça Le Percept.

C'est là que La Rencontre se fait entre L 'Artiste comme Créateur cette fois-ci, et celui qui voit ce tableau comme Regardeur, et non pas comme simple voyant. Ce spectateur voyant devenu Regardeur, par la même, se libère, à travers cette Rencontre, en échappant aux conditions de la simple perception pour acquérir plus de "voir", plus "d'imaginer", plus de "penser", et plus de "contempler". Le Regardeur acquire une Liberté esthétique et éthique donnée en échange par L' Artiste. C'est alors qu'il y a une émotion du Percept, comme pure commencement chez le Regardeur ; "C'est l'émotion qu'il y a un Monde, ... un Monde qui se donne en partage ..." Comme le dit si bien le Philosophe Paul Audi. Partage du Percept, Affect, qui mènent Concept selon Gilles Deleuze, que propose L'Artiste à travers cette Rencontre.




Quatrième texte :

Pour moi, pour mon compte, un tableau c'est quoi ? Un tableau c'est un fait artistique de peinture ; c'est-à-dire un fait artistique ( de L' Art) où l'action de peindre, qui n'est ni une représentation, ni une narration, ni une figuration ; c'est une Pure Présence, a savoir d'un Percept.

Pure Présence de quoi ?

Une Pure Présence de ce que j'appelle, la Capture des Forces.

Peindre c'est quoi ? Peindre c'est mettre en présence, pour permettre le dégagement de La Pure Présence du Percept.

Je dis mettre et non rendre comme le philosophe Gilles Deleuze; à savoir mettre est une action. Mettre en place par l'action de la peinture. Mettre en présence par quoi ? Par la Lumière/Couleur. Mettre quoi ? Mettre La Pure Présence du Percept. Ce n'est ni représenter quoique ce soit, ni narrer une histoire, ni figurer un visage visagifiant, mais mettre en présence du regardeur, regardant La Pure Présence des forces invisibles du Percept. Quelqu'un, un artiste je crois, dans une vidéo avait posé cette question: "Quelle est la différence entre un tableau, c'est-à-dire une peinture, la peinture et l'illustration artistique ? " Cette dernière raconte, elle narre une histoire, un texte, un évènement, etc., elle utilise généralement des clichés. Le souci de l'illustration artistique c'est d'être fidèle à ce qu'elle narre, à savoir, à ce qu'elle met en image. Elle raconte quelques choses. Alors que la peinture d'un tableau, elle, ne raconte rien. Bien au contraire, elle prend prétexte sur la reproduction d'un sujet de peinture, de ce qu'on appelle un thème de peinture; par exemple un nu, un paysage, une nature morte, un autoportrait, etc.,etc., où tout simplement, peindre des abstractions de couleurs, des appâts, des figures géométriques, des motifs abstraits, etc., pour parler d'autres choses. Pour parler de quoi ? Pour parler, où plutôt pour mettre en présence - par la peinture, bien sûr -; La Présence, La Pure Présence du Percept, c'est-à-dire ce qui fait, nôtre monde, notre univers, notre réel; la réalité du monde. C'est quoi la réalité du monde ? Les forces de L' Univers, L' Espace-Temps, par exemple, où celles de La Morte , de La Vie , ... où encore les questions fondamentales de notre existence.



Cinquième texte :

Qu'est-ce que peindre pour moi ? En quoi consiste ma peinture ? Pourquoi cette nécessité, dont parle le  Philosophe Gilles Deleuze, de peindre, ... de peinture ? Pourquoi peindre ? 

Et bien pour moi, pour mon compte, peindre c'est l'acte poïétique qui consiste a porter un diagramme, mon diagramme, le mien,...un diagramme de nécessité, de résistance selon Gilles Deleuze, je dirais un diagramme de faiblesse, ma faiblesse.... par la peinture, c'est-à-dire porter le diagramme de faiblesse, par des couleurs sur un Espace-Signal de la toile. Peintre pour moi ; d'ailleurs je peux dire que je ne peins pas,... mais que je procède à Une Rencontre ( le concept est de moi) ... Une Rencontre de Forces/Topos.

 Je m'explique. Peindre pour mon compte, c'est procédé à Une Rencontre...la rencontre de quoi avec quoi ? Procédé à La Rencontre des forces couleurs/lumières horizontales avec les forces couleurs/lumières verticales, et ce par la technique des Raclures, de type Aplats-Bandes,  sur un lieu couleur (Topos) Monochrome où monochromatique.

 Ce lieu couleur, ce Topos que j'appelle bien Topochrome est le lieu de réceptivité - tout en étant un Brouillage, une élimination des clichés de la toile vierge - de Cette Rencontre d'aplats-bandes qui a leurs tour font sortir,... font dégager une silhouette de ce que je nomme Le Brouillage Figural. A savoir cette silhouette qui est une figure qui ne figure pas ; c'est-à-dire Une Non-Figure... Une Non-Figure plus figurative que toutes figures, plus narrative que toutes narrations. J'ai nommé Le Percept de Figure/Narration. Peindre, pour moi, c'est créer ce Percept de Figure/ Narration. 

Signé Hab le hibou 


dimanche 24 novembre 2024

PEINTURE : La Nouvelle Cuisine de Hab le hibou

 Tout part de La Rencontre, ce choc Noétique que j'avais fait, il y quelques années, avec - moi je dis DE - Gilles Deleuze, le philosophe français, à travers ses cours sur Internet. 

Celà dit, si vous voulez comprendre ma peinture ( celle de Hab le hibou) , il faut constamment vous référer à sa philosophie, et à ses concepts de diagramme, de cri, de régime couleurs, etc...

Gilles Deleuze dit,  je site ; " Un tableau n'a rien à raconter, un tableau n'a rien à figurer. "Fin de citation. Premier principe fondamental de ce que j'appelle : "PEINTURE : La Nouvelle Cuisine. "



1) Les sources


Pour l'instant je mets entre parenthèses mes influences et inspirations d'avant La Rencontre de Gilles Deleuze, à savoir influence du Mouvement artistique Algérien Aouchem, influence Minimaliste, ainsi que mon inspiration, mes recherches concernant le point de départ de la peinture algérienne qui commence, pour moi, il y a environ 10.000 sur les parois des grottes du Hoggar et de L' Atlas, et le Ghourri Art. Je réserve cette période de plasticien, et Smart artiste, à une autre analyse ( voir le manuscrit intitulé : "Le Primitif Numérique".

Dans les présents textes, je m'efforce de traiter la période où j'en suis arrivé à la peinture. 

Celle-ci est liée à ma Rencontre avec la philosophie de Gilles Deleuze et prend source et inspirations de ces textes et cours. 

Je me rapporte donc, à son cours du 02 juin 1981, sur la peinture, pour prendre ce qui me parle. 

Gilles Deleuze après avoir longuement et méthodiquement expliquer les différents régimes couleurs de la Renaissance au XIXe siècle, pose les problèmes suivants:

1°) " Comment sauver la structure, l'architecture du tableau ?" En nous suggérons de continuer, à l'instar des peintres américains, l'exploration, de ce qu'il appelle ; les structures-bandes. C'est le premier problème.

2°) " Comment sauver la forme singulière de l'objet, la chose en elle-même sur le tableau ? " Deleuze parle ici de ton vif, ton rompu et de couleur chair, donnant La Couleur- Forme. C'est son second problème. 

2) Le Topochrome 

Abordant le premier problème.

Comment sauver la structure? Et bien pour mon compte, je propose de revenir, et de continuer l'exploration de ce que j'appelle le fond monochrome, généralement sombre, inspiré de la lignée du Tintoret,  Caravage, etc,... Du type fond bitumeux , où ce que j'appelle Le Fond Fuscum Subnegrum. Rien de nouveau, me direz-vous , oui, mais il est important à mon avis, de revenir à notre époque, au fond monochrome.

Cependant , ce fond monochrome n'est pas celui du XVIe où XVIIe siècles. Il ne s'agit pas de revenir à cette époque, il s'agit de s'en inspirer pour continuer l'exploration de ce fond, pour en faire autre chose. 

C'est là où je propose le fond monochrome mais d'un type nouveau. Il s'agit du Topochrome. 

Avec Le Topochrome, le fond se modifie, pour devenir non pas un fond à proprement parler, mais un Topos, à savoir un Lieu où si vous voulez ; un espace de singularité topologique de La Rencontre, et où le monochrome, où la monochromie est là comme espace sans fond permettant cette Rencontre. 

Le Topochrome créé ainsi grâce à cette monochromie un horizon avec une tension de couleur, pour d'une part, effacer les clichés, d'autre part subvertir, bouleverser, effacer et où réduire toutes narration, à savoir Créer Un Vide-Narratif. Le tableau ne raconte rien et si narration il y a, se serait celle de La pure Rencontre. 

Topochrome de Hab le hibou



3) L' Aplat-Bande

La Rencontre de quoi ? La Rencontre de l' Aplat-Bande qui a son tour dégage, ce que j'appelle La Forme Ectoplasque, qui elle, à son tour, supprime où efface toutes figurations par ce que j'appelle un Brouillage Figural. 

Je dois dire que l'idée de l' Aplat-Bande est directement inspirée des accents du Titien, des hachures de Delacroix, des virgules des impressionnistes, des petits points de Serrat et en continuité des structures bandes des peintres américains du XXe siècle, et du XXIe siècle, du type Néo-géo de Peter Halley. 


Celà dit la peinture par Raclures fait partie de mon Diagramme ( voir concepts de Gilles Deleuze) de la Rencontre des Aplats-Bandes Horizontaux/ Verticaux. 

Tableau de Hab




4) La peinture par Raclures. 

Pourquoi cette méthode de Raclures ? Avec ces Raclures je pose dans un geste de Projection de la matinée couleur, je projette la peinture sur la toile pour que naissent les où la forme. Je dirais même pour que sortent les formes où La Forme Ectoplasque. 
C'est-à-dire une forme à la fois, ectoplasmes, ectoplasmique, ( fantôme où fantomatique) et à la fois plastique, qui nie ( cette double formes) toutes figurations. 
Un tableau n'a rien à figurer, du deuxième problème. 

Hab le hibou



5) La Forme Ectoplasque 

Cette forme est donc double, comme fantôme, comme ectoplasme et comme une Forme-Couleur, propre à elle-même, sous la forme de silhouette humaine,  où plus où moins humaine.Un corps en projection à la fois projective vers une direction horizontale, et tellurique vers le vertical. 

Ces Raclures répondent également, par la même au second problème, a savoir ; " Comment sauver la Forme singulière de l'objet ?"
Enfin, je dirais que je dessine des formes par des Raclures. 

Pour terminer, je dirais que La Forme Ectoplasque n' est pas une figure, mais bien La Forme-Structure d ' un Monde. 
C'est donc la Forme-Structure d'un  Monde lequel ? Du Monde du Visible Figural et sa condition de visibilité, d'où le terme de Brouillage Figural, à savoir l'avènement de La Présence. 

Hab le hibou tableau



6)  Les Bandes de réserves.

Je dessine donc, à la fois par les Raclures et par un second procédé que je viens d'expérimenter qui est celui des Bandes de réserves où ce que j'appelle par L 'Espace-Nu, par Un Spatium-Nudum. 

Cette technique de dessin par L' Espace-Nu, inspiré d'un peintre d'aujourd'hui Marc Desgrandchamps, fait que soit que cet Espace-Nu me sert comme ligne de contour limitant les formes, soit tout simplement, comme servant de Spatium-Nudum pour elle-même. Un espace dans le chaos du sans fond. 
C'est donc un espace créé derrière le Topochrome, derrière le Topos, ce croisement Topochrome plus Espace-Nu de la bande réserve, se fait dans un jeu de Voilement/Dévoilement de L' Espace-Signal ( Concept de Gilles Deleuze)

Hab le hibou



7)  Le Brouillage Figural 

Ici nous aborderons  le second problème, à savoir, celui de sauver la forme de l'objet, même si nous l'avons fait un peu auparavant. 


Le Brouillage Figural c'est quoi ? Et
 puis d'où vient-il ? Il me vient de
 l'idée de Gilles Deleuze de dégager
 de pôles de diagrammes; celui du pôle du code, et celui du pôle du brouillage. Comme ma peinture s'éloigne du pôle code et se situe à peu près plus où moins près du brouillage, mais tout à fait, puisqu'elle à tendance à flirter du troisième pôle, celui du pôle Figural. 
C'est donc un diagramme de peinture du type Brouillage oui, mais Figural. 

Dans le Brouillage Figural je ne suis pas dans la figuration de la figure, mais plutôt dans La Figuralité d'un brouillage figural
Le visible Figural et sa condition de visibilité, à savoir le percept de La Présence, où de La Rencontre. 

Le Brouillage Figural est lui aussi double ; il est sans formes en constant Voilement/Dévoilement non-organique d'un Espace-Signal, créant un vide narration où Vide-Narratif. 

Il est également, sans formes pour l'organique de la Forme Ectoplasque prise dans les Raclures-Prijections de couleurs. Cette Forme Ectoplasque est en perte  permanant, de sa forme comme figure, créant à son tour, un Vide-Figural. Créér un vide narratif et figural pourquoi ? 




8) Le nouveau Percept du corps. 

À la question pourquoi créer un Vide-Narratif et un Vide-Figural, dans la toile, à savoir L 'espace-signal , je réponds ; pour dégager le nouveau Percept du Corps.
Le Corps aujourd'hui, est devenu un corps projection, un corps dans l'écran, Un Corps-Ecran, Le Corps- Projection. 
D'où mon Cri artistique à travers mon diagramme : "Qu'est-ce que Le nouveau Percept du corps aujourd'hui ? " . Je retrouve ici, le concept de Gilles Deleuze, celui du Cri. Mais un Cri non pas comme concept philosophique, mais un Cri de Percept/ Affect artistique. 

Mon tableau n'a rien à raconter, mon tableau n'a rien à figurer, c'est un pure Brouillage Figural, où si vous voulez La Rencontre du Percept qui donne à penser Le Concept.

Le Percept du Brouillage Figural est où ? Il est dans la nouvelle figuralité de la Forme Ectoplasque du Corps Humain. 






dimanche 17 novembre 2024

La Rencontre avec l'inédit...

 J' adore cette citation de Gilles Deleuze, car elle m'inspire énormément : " Un tableau n'a rien à figurer, un tableau n'a rien à raconter." Fin de citation. 

Elle me permets de dire ceci, à mon tour et pour mon compte :  qu'un tableau ne figure rien, ne raconte rien, mais qu'un tableau met à notre disposition une Rencontre. Une Rencontre de quoi et avec quoi ? Une Rencontre avec l' inédit; Une Rencontre de l'indicible, c'est celà ce que Gilles Deleuze appelle La Présence. Une Rencontre avec l'inédit et de l'indicible. 

Je ne peux dire mieux, d'où mon tableau intitulé :" IL A VU..."

Tableau de Hab le hibou artiste






vendredi 8 novembre 2024

D'où vient mon pseudonyme ?

Hab le hibou est mon pseudonyme, ok. Mais d'où vient-il ? Tout simplement de deux choses. 

La première c'est l'acronyme de mon nom Hadjoudja Ahmed-Benyoucef, donnant H. A. B. , ce qui fait Hab. 

La seconde chose, c'est qu'à l'époque où je cherchais un pseudo, il y avait, c'est véridique, un hibou 🦉 qui nichait dans le toit de notre vieille maison familiale. Voici la preuve, cette petite vidéo tournée à l'époque. 

Comme j' aimais beaucoup la philosophie, et avant même de faire La Rencontre de mon maître Gilles Deleuze, j'avais donc choisi le hibou comme symbole de la philosophie. 

Il faut dire que le tout, c'est-à-dire Hab le hibou, sonnait très bien. Alors je n'avais qu'à l'adopter. 

J' ai également dessiné mon premier logo que voici, que voilà. 


Hab le hibou artiste peintre





mercredi 6 novembre 2024

RÂ de Hab le hibou

 Chez les anciens Egyptiens, il y a l'importance du Cri, du Son et de la Voix, notamment pour les dieux Horus et Thot.

Il y a ensuite la lumière, La Lumière de Râ ou Ré. Le terme Râ, pour mon compte, signifie L' Homme a Vu. Il a vu le lever de l'astre de Lumière ( Le Soleil) et il a vu sa disparition le soir. C'est cet itinéraire de la Lumière,  du Rayon Sacré "Râ" , source de Vie, chez eux, qu'il faut vénéré. Voilà comment les anciens Egyptiens voyaient le monde. La Lumière c'est la lettre Nâ. 

La Lumière du fleuve Nil, donnant La Vie, grâce au limon. C'est pour moi, la lettre Bâ, La Vie . 

Enfin, cette Lumière de L' Écriture, de la lettre Tâ. 


Lumière sur le temple de Komonbo



Saout où la voix d'Horus

 Au cours de mon voyage initiatique en Egypte le mois dernier, en tant qu'artiste, j'ai compris en déduisant, - bien sûr, celà reste ma propre élucubration personnelle qui n'engage que moi - qu'au commencement fût le "Cri" d'Horus. Le Cri qui à fait la Civilisation Égyptienne, à travers ses mythes. 

Ce qui fait, que pour moi, pour mon compte, j' entend par exemple, le nom du dieu Thot, en arabe, c'est Saout ; c'est-à-dire La Voix. Ainsi j'en déduis, que pour moi, Toitânkhamoun , signifie "Saout El Kaman" autrement dit " La voix du Luth ", comme celui d 'Hatchepsout lui veut dire : "La Voix la plus agréable" . Vous pouvez chercher ainsi d'autres noms du même genre 

Le Cri, La Voix jouent un rôle important dans l' appellation des Egyptiens antiques.






Horus Égypte

Mon dernier tableau, s'inspire du dieu Thot, Saout ( La Voix) pour moi, pour parler au monde. 

Égypte antique


Brouillage Figural 4 Ouas et Ankh



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